Qui suis-je ?

Publié le par Kim Gun

Qui suis-je ?

Il me semble important de me présenter afin de vous faire comprendre un peu mieux mes univers, celui de mes textes, de mes pensées, de mes rêves, de mes idées.

Je me définis comme une femme asiatique aux deux sens du terme :
- au sens géographique car je suis née dans un pays qui se trouve sur le continent asiatique
- au sens 'racial' car je suis perçue comme asiatique selon des représentations dominantes. Je suis en quelque sorte 'asiatiquetée' c'est-à-dire que mon apparence physique, la forme de mes yeux, la forme de mon visage, de mes cheveux, etc. correspondent à une image que l'on se fait des ''Asiatiques''. Cette image est d'ailleurs souvent associée à la nationalité chinoise. Beaucoup de personnes emploient de manière indistincte le mot « Chinois·es » pour « Asiatiques ». En faisant cela, le langage et les représentations, tout en essentialisant une certaine apparence des personnes asiatiques, excluent et invisibilisent d'autres communautés asiatiques (Asie centrale, du sud, de l'ouest).

En plus d'être asiatique, je suis adoptée.
C'est peut-être cet aspect de mon identité qui m'a poussé vers l'écriture et de manière générale vers l'envie de créer. J'ai remarqué que beaucoup d'adopté·es que j'ai eu l'occasion de rencontrer en France et ailleurs ressentaient le besoin de créer dans différents domaines, que ce soit dans l'art, la musique, le dessin, la photo, le cinéma, l'écriture, etc.
Pour ma part, ce besoin de créer, je l'ai assouvi dans l'écriture. Enfant déjà je me baladais partout un crayon et un papier à la main. D'abord ce fut le dessin qui s'imposa à moi. J'observais et dessinais tout ce que je voyais, ma maison, ma famille, mes ami.es... Puis j'ai découvert la poésie vers l'âge de 9 ans lorsqu'une amie m'a offert
les Fables
de la Fontaine. Un grand classique, certes, et qui n'a rien d'original. Il m'a pourtant donné envie d'écrire en commençant par imiter le style de la Fontaine. J'inventai ainsi mes premiers poèmes en insérant des morales dans chaque histoire. Puis petit à petit, j'ai commencé à me libérer de cette imitation pour essayer de trouver une manière d'écrire qui m'était propre et qui surtout me convenait davantage.
J'ai remarqué aussi que j'écrivais beaucoup de manière impulsive, soudainement et souvent sous le coup d'une émotion suscitée par une situation, un paysage, une rencontre.

 

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