I-den-ti-té
A la lueur de mes pensées
Parfois trop abstraites,
je me mets à rêver d'un être.
L'obscurité me saisit alors.
Qui suis-je ?
Je ne parviens plus à me retrouver.
Une main là, une jambe ici...
Mon corps décomposé s'évapore
Dans une brume où les gouttes,
Tel l'acide,
Altèrent mon esprit suintant.
Le temps.
Voilà ce qui me manque.
Comment le retenir ?
Il est comme l'air que je respire.
A chaque inspiration il est autre.
Mais l'air entre dans mes poumons.
Or le temps n'effleure que mes tissus.
Il glisse sur moi,
Et tout le temps
Me nargue.
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